Les Bretons vont à l'Opéra

Les Bretons vont à l'Opéra

Elektra de Richard Strauss

Le 30 avril à 18h55, au cinéma Gaumont, vous pourrez assister à la représentation donnée à New-York, du célèbre opéra de Richard Strauss,

 

                                                                       ELEKTRA                             

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Electre n'a qu’une obsession : venger la mort de son père Agamemnon, assassiné par sa mère Clytemnestre. Seule l’aide de sa sœur Chrysothémis et de son frère Oreste lui permettra d’arriver à ses fins…                                                                                                                                                                                          

Compositeur
Richard Strauss
Mise en scène
Patrice Chéreau
Direction Musicale
Esa-Pekka Salonen
Distribution
Nina Stemme (Electre)
Adrianne Pieczonka (Chrysothémis)
Waltraud Meier (Clytemnestre)
Eric Owens (Oreste)

 

 

Opéra en un acte, d'après un livret de Hofmannsthal à l'atmosphère inquiétante et la musique sombre, notamment lorsque Clytemnestre fait part de ses nuits agitées à Electre, quand Oreste arrive au palais, ou au moment où la meurtrière d'Agamemnon se fait assassiner par son fils. Seuls l'espoir de vengeance sur les meurtriers du roi de Mycènes et la fin de l'opéra sont matérialisés par des mélodies claires et grandioses. La plupart des interludes reliant les différentes scènes sont très impressionnants (arrivée de Clytemnestre notamment).

 Le rôle d’Electre, par la présence des tourments hystériques qu’il  commande est l’un des plus éprouvant et exigent du répertoire lyrique. 

 

 

Les chanteurs doivent faire preuve d’une exceptionnelle endurance pour s’imposer à un orchestre de plus de cent quinze musiciens ! La difficulté est encore accrue par la présence de huit cors, six percussionnistes et l’adjonction d’instruments rares à la sonorité grave comme le « heckelphon », sorte de hautbois que l’on trouve surtout chez Strauss, ou les « tuben », cuivres inventés par Richard Wagner. Pour rendre l’atmosphère chargée d’agressivité et de démence qui caractérise cet opéra de la vengeance, Strauss fait se déchaîner un orchestre qui dresse une véritable barrière sonore.

L’écriture vocale parfois proche du cri, l’abus des dissonances et l’audace des harmonies ont pu conduire Gustav Mahler à dire qu’ « il ne pouvait plus suivre » Strauss dans une telle évolution. 

  

Admirateur de Mozart et influencé par son ami et poète Hugo Von Hofmannsthal, le compositeur se rapprochera ensuite davantage de l'esprit de l'opéra bouffe du XVIIIe siècle en composant le Rosenkavalier, ce qui décevra certains critiques qui s'imaginaient que la volonté de Richard Strauss était de "déconstruire" pour inventer le langage musical de demain.

 Même s'il revendiquait le modernité de son oeuvre, Richard Strauss n'avait pas ce but. Il cherchait à repousser les limites de la musique pour trouver l’expression la plus adaptée aux  émotions extrêmes qu'il avait choisi d'illustrer.

 

 

 

 

 


 

 

 

 

 

 



26/04/2016
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