Les Bretons vont à l'Opéra

Les Bretons vont à l'Opéra

Tristan et Iseut Rome

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Tristan : une messe ou une symphonie pour splendeurs orchestrales et voix ? Comment donc le mettre en scène?
l'illustrer avec décors figuratifs et costumes frôlant le déguisement ou le respecter comme P.Sellars à Bastille ou P. Chéreau à la Scala?
P.Audi a choisi de l'illustrer par des éclairages magnifiques de J.Kalman préservant la dimension symbolique de l'oeuvre, une parabole de l'impossible, sans temps, sans lieu :un mythe plutôt qu'une histoire où le temps n'existe pas; parabole de l'ombre et la lumière....comme pour Pelléas .
La direction d'acteurs est inexistante avec des protagonistes statiques. Une vision pas très exaltante et....je l'avoue, un peu d'ennui (1er acte)
La direction orchestrale de D. Gatti est attentive aux voix, à l'écoute des silences soulignant de nombreux détails
plutôt qu'une tension dramatique.Le plateau vocal est homogène.On retiendra l'Isolde de R.Nicholls, voix juvénile et claire, à l'aigu bien projeté mais parfois strident.Le roi Marke de J. Relya dessinant un touchant désespoir; le Kurvenal fougueux, profondément humain de B.Polegato ; l'opulente Brangaene de M.Breedt.
A. Schager aborde Tristan sans nuance ni charisme; un chant sans tension intérieure sans vibration en total accord avec les images de la scène.





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Heureusement que nous avions les magnifiques éclairages en effet! Non seulement les protagonistes étaient statiques mais ils ne se regardaient même pas! Il est vrai que Wagner était, lorsqu'il a composé, peut-être plus fasciné par le désir qu'il éprouvait que par Mathilde elle-même...
Le déguisement d'Isolde dans la dernière scène était très laid et je n'apprécie pas la laideur gratuite. J'ai été sauvée par l'image magnifique de la mort d'Isolde où elle apparaissait, pour chanter son air sublime, comme une ombre dans le soleil. Un choix judicieux , pour symboliser (je crois) l'adieu à la lumière.
Personnellement, j'avais préféré le Kurwenal de Eugeny Nikitin au MET. Il avait une plus grande présence scénique et valorisait le rôle.
Nous commençons à nous habituer à ne pas attendre trop de la mise en scène pourvu que le chant soit beau et qu'il nous soit donné d'écouter cette musique si belle et si enveloppante.

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