Les Bretons vont à l'Opéra

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Triste Carmen à Bastille

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Lorsque, pour la dernière scène, Carmen est apparue déguisée en transsexuel tout droit sorti d'un film d'Almodovar, j'ai pouffé de rire! Elle ne savait que faire de ce personnage ridicule et a fini par jeter son petit sac rose. José qui tournait autour  finit par l'égorger (c'est la nouvelle façon de tuer à présent). Ouf! c'était fini!
Bon, il a bien chanté notre Roberto Alagna, et, parce qu'on l'aime, on lui pardonne cette voix de fausset si vilaine à la fin de l'air de la fleur. Il dit chanter de cette façon pour mieux émouvoir. On n'est pas dupes d'autant que l'émotion, je n'en ai eu aucune dans cette production insipide et vulgaire.
Clémentine Margaine a une belle voix, certes, quand on l'entend (cette manie des mezzos de murmurer pour séduire!). L'air des cartes était remarquablement chanté. Elle tape souvent du pied pour montrer son tempérament inflexible mais il lui manque tout de même un brin de sex- appeal pour expliquer l'attitude de tous ces hommes en rut. Elle me faisait pitié lorsqu'elle se vautrait sur la voiture, dans son affreuse robe grise,  pour séduire José. Le danseur nu qui doublait le toréador était plus sexy. Pourquoi, tiens, quitte à effaroucher le bourgeois, n'avoir pas proposé une doublure de Carmen dans la même tenue?
La Michaela d'Aleksandra Kurzak était parfaite, la voix a gagné de l'ampleur. Il ne manque plus qu'un peu "d'épaisseur".
Le baryton Roberto Tagliavini ne nous a pas déçus mais l'orchestre sans emphase ne portait pas l'intensité dramatique, sans compter qu'il se trouvait parfois en décalage.
Bref, de même qu'un beau spectacle ne vaut rien sans la qualité des chanteurs, leur application ne suffit pas à sauver une mise en scène minable. 
La prestation en version concert (sans partition) de Marie-Nicole Lemieux  que l'exercice stressait pourtant car il s'agissait d'une prise de rôle, en compagnie du ténor Mikael Spyres était beaucoup plus émouvante. Les chanteurs étaient d'ailleurs, eux-mêmes, bouleversés.
Lorsque les metteurs en scènes veulent représenter le peuple, ils nous le montrent laid, vulgaire et obsédé par le sexe. Il y en a que cela excite, d'autres qui sont indifférents...pourvu qu'ils aient les voix. Moi, je suis déprimée par cette vision du peuple contemporain que je crois moins laid puisque j'en fais partie. Je parie que même les contrebandiers actuels ne boivent pas la manzanilla au goulot!
Cela me déprime, m'agace et m'ennuie.

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Je n'ai pas été surprise, car J'avais déjà vu cette mise en scène à Barcelone et je n'avais pas beaucoup aimé, j'ai préféré de loin celle du MET. Comme toi, Françoise la violence et la laideur ne me plaisent pas. J'y allais uniquement pour les chanteurs.
Roberto Alagna a le rôle de Don José dans la peau, et je ne me lasse pas de le voir.
Clémentine Margaine , pour moi, n'est pas la meilleure Carmen que j'ai connue, peut-être qu'au fil des représentations elle va améliorer sa prestation ? mais cette mise en scène ne l'aide pas forcément ! .
Avec Aleksandra Kurzak nous avions une Micaëla d'exception belle ,dynamique, moderne et chantée merveilleusement bien .
Roberto Tagliavini
a une très belle voix, mais est un peu empoté. Mais j'ai vu , souvent, moins bien dans le rôle du toréador.

C'est pourquoi j'aime aller aux retransmissions du MET, car en général les mises en scène sont plus classiques.
Marie Agnès

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Je suis prévenue puisque je vais écouter carmen le 25 de ce mois ! Après lohengrin dont la mise en scène était digne d'un spectacle de patronage et les chanteurs d'un ennui absolu je serai peut-être vaccinée à tout jamais de l'opéra Bastille ! !!affaire à suivre. ...cleopatre 

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Je suis entièrement d'accord avec vous, Cathy, au sujet de cette représentation de Lohengrin qui trahit complètement le personnage du mythe. Son manque de noblesse ne correspond absolument pas à l'idée que se faisait Wagner de son héros puisque, qu'on le veuille ou non, Lohengrin est un héros!

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Complètement d'accord avec cette critique. Donc après un Lohengrin à moitié débile qui se roule par terre en tremblotant, on a une Carmen qui est une pauvre fille qui chancelle sur ses talons hauts dans un monde d'ivrognes et d'obsédés sexuels, dans un décor infâme. Franchement, si c'est le seul regard que ces metteurs en scène arrivent à porter sur le monde, qu'ils se suicident et nous laissent tranquilles.

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Je viens de voir sur la 5 un extrait de Carmen à Bastille - quelle horreur!!... mise en scène affreuse - Robert Alagna en "marcel" vraiment pas envie de voir cet opéra;

Annick

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