Les Bretons vont à l'Opéra

Les Bretons vont à l'Opéra

Enfer et damnation!

C'est au cinéma l'Arvor que vous devrez vous rendre cette fois,

le mardi 16 février à 20h30 pour assister à la retransmission de l'opéra

"La Damnation de Faust" représenté à l'opéra Bastille à Paris.

 

 

 

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Pour cette représentation, vous pourrez écouter de grandes voix comme Sophie Koch, Jonas Kaufmann, Bryn Terfel, Edwin Crossley-Mercer sous la direction de Philippe Jordan.

 

 

 

 

 

 

 

 

Un peu d'histoire

 

Le docteur Faustus, magicien et astrologue, vécut en Allemagne de 1480 à 1540 environ. De sa réputation sulfureuse, naquit sans doute le mythe de Faust, le vieux savant vendant son âme au Diable.

Au XVII ème siècle, le personnage est toujours célèbre à travers les pantomimes et mes marionnettes. A partir de 1770, on assiste à une résurgence du mythe.

Johann Wolfgang von Goethe travaille soixante ans à l'écriture d'une vaste fresque. Il introduit des dimensions nouvelles.

Méphistophélès a lancé un défi à Dieu, que celui-ci relève, persuadé que Faust sera sauvé par son aspiration constante à la connaissance.

Faust est victime de son désespoir, de son aspiration à quelque chose de supérieur, que, malgré toute sa science et tout son savoir, il ne parvient pas à atteindre, du fait de ses limites humaines.

 

La Damnation de Faust op. 24 est une œuvre musicale pour solistes, chœurs et orchestre du compositeur français Hector Berlioz. Inspirée de Faust de Goethe et portant comme sous-titré légende dramatique en quatre parties, elle fut créée au Théâtre National de l'Opéra Comique à Paris le 6 décembre 1846. Le livret est une libre adaptation, par Almire Gandonnière et Berlioz lui-même, de la pièce de Goethe telle qu'elle avait été traduite par Gérard de Nerval en 1829. 

Après lui, d'autres compositeurs s'inspireront de ce thème :

 

Robert Shumann (Scènes de Faust 1853)

Franz Liszt (Faust Symphonie 1854)

C.Gounod (Faust 1859)

Arrigo Boito (Mefistifele 1868)

Busoni (Docteur Faust 1925)

 

Le livret

 

 Faust erre dans les campagnes et la nature où il est confronté à diverses communautés humaines avant de retourner dans son cabinet de travail.


 

Devant le silence de Dieu, le Créateur (certains mystères de la nature ne peuvent être révélés aux humains), Faust finit par invoquer son opposé "l'esprit de négation".

Lorsque Méphisto vient à lui, Faust le met au défi de lui révéler ces mystères métaphysiques inaccessibles et de donner un sens à son existence. (On est loin de la simple aspiration à la jeunesse et à la jouissance véhiculée par la version de Gounod...)

 

-Opposition entre l'amour idéal de Marguerite et l'érotisme de la nuit de Walpurgis (un contraste qui fait un peu penser à la problèmatique de Tannhaüser de Wagner).

 

Méphisto s'amuse 


 

Faust est en place pour séduire Marguerite. Malgré qu'il n'y ait aucune ambiguité quant à son dessin final, les pensées de Faust s'élèvent et il ne peut s'empêcher de s'émerveiller devant la sérénité du lieu et la pureté de la jeune fille. (" Salut demeure chaste et pure" chez Gounod) ici : "Merci doux crépuscule".

 


 

 

 

Faust prend un malin plaisir à la taquiner par des sérénades d'un goût douteux :

 


 

 

Duo d'amour entre Faust et Marguerite

 


 

 

Faust, parti, Marguerite espère toujours revoir son amant, se souvenant de ses paroles et de ses baisers.

 


 

Faust a quitté Marguerite et s'émerveille devant l'immensité et la puissance de la nature. Son hymne à la nature prend une dimension cosmique.

 


 

 

Méphisto entraîne Faust dans le sabbat des sorcières de la nuit de Walpurgis. La fête est interrompue : Faust a une vision terrible de Marguerite. Elle doit être exécutée pour avoir tué sa mère par excès de somnifères ou son enfant suivant les versions.

Faust supplie alors Méphisto de la sauver. C'est à ce moment que, dans la version de Berlioz, Faust signe le terrible pacte.

Méphisto l'entraîne alors dans une chevauchée effrénée sur un cheval volant qui ne l'emporte pas auprès de Marguerite mais directement en Enfer où l'accueillent les démons dans un terrible chant écrit dans une langue démoniaque : c'est le Pandaemonium.

 


 

 

Chez Berlioz, Marguerite est sauvée pour avoir beaucoup aimé.

 


 

 

L'oeuvre de Goethe comporte deux autres volets. Dans le second, il assure la rédemption des personnages et dans la dernière partie (sa seconde vie), Faust mourra avant d'avoir pu terminer son oeuvre, mais son aspiration permanente à l'élévation, sa quête insatiable des mystères du monde et de la vie, permettront à Dieu de le soustraire aux griffes de Méphisto, bien que celui-ci soit finalement parvenu à remplir son contrat : donner un sens à la vie du Docteur Faust.

 

Comme d'habitude, nous serions très heureux de recueillir, sur ce blog, vos impressions sur le spectacle.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 



10/02/2016
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