Les Bretons vont à l'Opéra

Les Bretons vont à l'Opéra

La Favorite

 

La dernière retransmission de la saison nous vient du dispositif "All'Opera "qui apporte les représentations italiennes à notre porte.

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Un spectacle donné à la Fenice de Venise est retransmis au cinéma CGR de La Mézière le mardi 14 juin à 20h.

 

 

 

LA  FAVORITE de 

 

Gaetano Donizetti

 
En 1830, l’opéra Anna Bolena à Milan fait de Donizetti le plus célèbre des compositeurs d'opéra de son époque.
En 9 ans suivront 23 opéras, dont des chefs d’œuvres tels que L’Elisir d’Amore, Maria Stuarda, Lucia di Lammermoor, Roberto Devereux. Il peut alors compter sur le talent des plus grands chanteurs du monde et écrire des pages mettant en valeur leur talent et leur virtuosité.
Le rejet de son opéra Poliuto par la censure en 1838 et la succession de pertes dont il ne se remettra jamais (décès de sa femme en couches), vont le conduire à quitter Naples pour Paris. Là, il y fait jouer Lucia di Lammermoor, traduit en français pour l’occasion et compose La Fille du Régiment pour l’Opéra Comique ainsi que La Favorite pour le Grand Opéra. Ce sont deux grands succès.
Hector Berlioz est outré : « on ne doit plus parler des opéras de Paris, mais des salles d’opéra de Monsieur Donizetti ».
 

La Favorite est créé à Paris le 2 décembre 1840 dans sa version originale française.

Plus tard, en 1842, Donizetti composera une version italienne de l’ouvrage et la version française fut oubliée pendant longtemps. 

 

Donizetti était un maître du Bel Canto.

 

Qu’est-ce que le Bel Canto ?

C’est un idéal de perfection vocale, une technique de chant :

-Recherche de la beauté du timbre et du son
-souplesse de la voix, virtuosité vocale, ornementations et cadences improvisées.
-maîtrise de la respiration, legato
On peut appliquer ce terme à tout le répertoire lyrique italien au XVIIè au début du XIXè siècle.

Le Bel Canto met en valeur les capacités vocales des interprètes, parfois au détriment de l'action scénique..

C’est un style de chant centré autour de la mélodie et qui consiste en un travail sur la beauté du timbre, 

la virtuosité vocale, l’utilisation de vocalises... 

La distribution nécessite donc, des “gosiers de légende“ pour une partition jalonnée de magnifiques arias écrits pour chacun des intervenants.

L'orchestre accompagnateur fut autrefois qualifié de "grande guitare"

 

Donizetti a su inventer une musique originale, mais sans mettre en cause les conventions esthétiques de son temps (contrairement à Beethoven ou Wagner par exemple). Il cherchait son inspiration au sein des conventions en se hasardant rarement sur de nouvelles voies. A son époque, Beethoven et les romantiques avaient déjà fait éclater les cadres de la forme symphonique, mais l’opéra italien de la première moitié du XIXe vivait dans la certitude. Rossini et ses contemporains avaient forgé des formes viables qui furent exploitées par Bellini, Donizetti et le jeune Verdi. Le public savait à quoi s’attendre et prenait plaisir. Les chanteurs voyaient leur position consacrée et leurs prouesses célébrées. Les problèmes formels des compositeurs étaient résolus d’avance.
Donizetti fut un compositeur très prolifique, gros travailleur, sérieux, fécond : 60 de ses opéras (sur 70) ont été représentés de son vivant, ainsi que d’autres pièces musicales. Maria Callas et Beverly Sills puis Joan Sutherland ont fait renaître ce répertoire après la seconde guerre, car il mettait leurs capacités vocales en valeur. Seul l’opera buffa Don Pasquale n’a jamais quitté le répertoire.
 
L'histoire 

Au Moyen-âge, le sud de l’Espagne est le décor d’un chassé-croisé amoureux et funeste, entre le roi Alphonse XI de Castille, sa maîtresse Léonore de Guzman et le jeune novice Fernand, rivalité accentuée par l’opposition entre l’Eglise et l’Etat, entre l’amour spirituel et la passion temporelle.

 

Distribution

 

Leonor de Guzman           Veronica Simeoni
Fernand ou Ferdinand       John Osborn
Alphonse XI                     Vito Priante
Balthazar                          Simon Lim
Don Gaspar Ivan              Ayon Rivas
Inès                                   Pauline Rouillard

 

Chef d'orchestre                      Donato Renzetti

scène                                          Massimo Checchetto
costumes                                   Claudia Pernigotti
lumières                                    Fabio Barettin
 

Orchestra e Coro del Teatro La Fenice

 

En français avec Roberto Alagna  "Ange si pur"

 


 

 

En italien avec Luciano Pavarotti "Spirto gentil"

 


 

 

"O mon Fernand" par Elina Garanca

 

 

 

"Vien Leonora" par  Dimitri Hvorostovsky

 

 

 

 



11/06/2016
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