Les Bretons vont à l'Opéra

Les Bretons vont à l'Opéra

LES PÊCHEURS DE PERLES

 

 

 

Le samedi 16 janvier à 18h55 dans les cinémas Gaumont

 

LES PÊCHEURS DE PERLES 

 

 

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Les Pêcheurs de perles est un opéra en trois actes de Georges Bizet sur un livret d'Eugène Cormon et Michel Carré, créé le  au Théâtre-Lyrique (18 représentati

ons). Il a été repris dans une nouvelle version après la mort du compositeur en 1893 à l’Opéra-Comique.

 

 

 

Dans un village de Ceylan, le chef Zurga et son ami Nadir se jurent de ne pas séduire la prêtresse Leïla dont ils sont tous deux amoureux, au nom de leur amitié indéfectible. Quand Nadir brise cette promesse, Zurga condamne les deux amants à mourir…

 

                                                                                                                                             

 

 

 

                                                                                                             Enrico Caruso et Giuseppe De Luca

 

PRESENTATION

Ce joyaux de Bizet à la partition envoûtante et hypnotisante revient sur la scène du Met après plus de cent ans d’absence, dans une nouvelle production situant l’action dans un village humble du Sri Lanka contemporain. Penny Woolcock y recrée un univers marin enchanteur et captivant, où la mer reflète le destin inexorable des trois amants et s’impose comme une force de la nature déchaînée par une passion destructrice.

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  Diana Damrau n’est pas étrangère à son retour sur la première scène lyrique new-yorkaise : « Peter Gelb m’a demandé ce que je pouvais faire, explique-t-elle, j’ai choisi cet opéra parce que je l’aime »

.

 

 

 

« Elle contient un nombre considérable de beaux morceaux expressifs pleins de feu et d'un riche coloris » écrivait Hector Berlioz à propos de la partition des Pêcheurs de perles en 1863 dans Le journal des débats. Le maître avait le jugement sûr. 

Ceux qui croient ne pas connaître du tout cet opéra, seront surpris de retrouver certains airs qui leur sont si familiers.

L’orchestration des Pêcheurs de perles « repose sur l’opposition de deux mondes sonores : celui de l’amour […] que prennent en charge les cordes […] et celui des pêcheurs qui bénéficient d’une musique peine d’énergie ».

 

La distribution

 

Diana Damrau

Amanda Woodbury

Matthew Polenzani

Mariusz Kwiecien

Nicolas Testé

 

 

Critiques

 

 

 

"C’est à l’âge de seulement vingt-six ans que le célèbre compositeur écrivit ce premier opéra, partition pleine de poésie légère et mélancolique dans laquelle le compositeur mit le meilleur de lui-même pour conquérir le Paris musical de l’époque. Si on peut écouter les Pêcheurs comme une partition dans laquelle il est possible de s’amuser à repérer les traits harmoniques et mélodiques qu’il développera dans sa future (et beaucoup plus populaire) Carmen, l'on peut aussi les écouter pour eux-mêmes, en goûtant le charme exotique - et par ailleurs si français - d’une musique déliée, vivante et expressive, qui ne peut que toucher l'auditeur, grâce à la sincérité de l’émotion si délicate qu’elle contient."(Emmanuel Andrieu)

 

 

 

Les critiques américains n'apprécient pas tous cette mise en scène de bidonville. Apparemment le problème de l'actualisation d'un opéra,  pose des difficultés même au MET. Il s'agit ici de réinventer un exotisme qui puisse fonctionner pour le public d'aujourd'hui.

Dans cet exercice, beaucoup de metteurs en scène se fourvoient.

 

Chacun se fera une opinion.

Si la mise en scène dérange, il faut (on en a pris l'habitude), tendre encore plus l'oreille et rester bien attentif au charme des voix qui sont très belles!

 

"Penny Woolcock fournit de l'exotisme de bas de gamme, mettant l'opéra dans un bidonville flottant conçu par Dick Bird. Cabanes liées par des plates-formes grinçantes, Bob sur pontons de bidons de pétrole. Un bloc d'appartements à la façade de béton moisi, un plan d'eau stagnante et un mélange de village global de saris, de sarongs, ds costumes et de T-shirts, tout se veut réaliste. La production,réalisée à l'Opéra national anglais en 2010, est  saturée d' images contemporaines de villes fragiles rattrapées par la pauvreté. Un panneau d'affichage séduisant surplombe  le taudis, qui est consommé deux fois, d'abord par un tsunami et ensuite par des flammes. La carte postale de pauvreté de Woolcock est juste un cadre pour beaucoup de belle musique.

Le cliché suprême trouve Zurga malheureux, buvant de la bière et fumant dans un bureau encombré par l'ordinateur, la TV et le réfrigérateur. Les danseurs de ballet volent/nagent sur des cordes au milieu des projections de vagues. C'est charmant.(Justin Davidson)

 

 

 

 

Encore un air resté très célèbre, extrait de cet opéra dont nous avons rarement l'occasion de voir représenté.

 

 

 



11/01/2016
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